SED

  • Posted on: 28 March 2014
  • By: admin
  • Updated on: 8 April 2014
Date: 
10-04-14
Détails: 

La première réunion du groupe de travail "systèmes à événements discrets" (SED) du GDR MACS aura lieu le 10 avril 2014 à l'ENS Cachan.

La réunion se déroulera de 10h00 à 17h00
    - de 10h00 à 12h00 : bilans des GT INCOS et MASED (ex-RdP), projets et discussions pour le nouveau GT SED
    - de 14h00 à 17h00 : exposés (résumés ci-dessous) de Thomas Chatain "Une comparaison de modèles pour les systèmes répartis temps-réel ", Bertrand Cottenceau "Modélisation et commande de systèmes dans l'algèbre (max,+)" et Baisi Liu "Une approche efficace pour l’étude de la diagnosticabilité et le diagnostic des SED modélisés par Réseaux de Petri labellisés".

La réunion se tiendra dans l'amphi Tocqueville de l'ENS Cachan
    - pour l'accès à l'ENS Cachan : http://www.ens-cachan.fr/version-francaise/outils/plan-d-acces/
    - un fléchage sur place existe pour l'accès à l'amphi.
Au plaisir de vous voir nombreux à cette réunion,
Laurent Piétrac et Sébastien Lahaye

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Résumé des exposés
"Une comparaison de modèles pour les systèmes répartis temps-réel" par Thomas Chatain (LSV, ENS Cachan)

De nombreux formalismes sont disponibles pour modéliser des systèmes répartis temps-réel. Je montrerai plusieurs extensions temporisées des réseaux de Petri, ainsi que les réseaux d'automates temporisés. Je rappellerai les principaux résultats connus concernant l'analyse de ces modèles et l'expressivité des formalismes. Pour finir, je montrerai comment adapter ces résultats lorsqu'on s'intéresse à la sémantique distribuée de ces modèles, c'est-à-dire lorsqu'on prend en compte la distribution des actions sur différents composants.

"Modélisation et commande de systèmes dans l'algèbre (max,+)" par Bertrand Cottenceau (LARIS, Université d'Angers)
Les systèmes (max,+)-linéaires regroupent les systèmes à événements discrets temporisés
dont le comportement dynamique peut être décrit par des équations récurrentes sur
des algèbres de type (max,+). Cette théorie initiée au début des années
80 a permis d'exhiber des modèles adaptés à l'étude des graphes d'événements
temporisés (sous-classe des réseaux de Petri).

Dans cette approche, les signaux retenus pour décrire les systèmes sont des
fonctions dateurs (x(k) = date de la k-ième occurence de l'événement x) ou
des fonctions compteurs (x(t) = nombre d'occurences de x à la date t).
La mise en équation de ces systèmes présente alors un certain nombre d'analogies avec les modèles
de l'automatique conventionnelle : représentation d'état, analyse spectrale, modèles entrée-sortie,
synthèse de commande.

En terme d'application, ces modèles sont adaptés à l'analyse de performance
et à la commande de systèmes manufacturiers, de systèmes de trafic (routier, ferroviaire)
ou de réseaux de communication (cette application est connue sous le nom de Network Calculus).

L'objectif de l'exposé est de présenter quelques résultats de modélisation et de commande
de systèmes (max,+). En particulier, quelques développements récents permettent d'étendre
les travaux existants à la classe des graphes d'événements temporisés avec des valuations entières sur les arcs.
Des phénomènes comme la constitution de lots, ou certaines politiques de routage, peuvent
désormais être étudiés avec cette approche.

"Une approche efficace pour l’étude de la diagnosticabilité et le diagnostic des SED modélisés par Réseaux de Petri labellisés" Baisi Liu (LAGIS, Ecole Centrale de Lille)
Ce travail a pour objectif le développement d’outils pour le diagnostic en ligne des fautes de Systèmes à Evénements Discrets (SED) modélisés par Réseaux de Petri (RdP). Nous nous intéressons plus particulièrement à la technique des diagnostiqueurs initiée par Sampath et Lafortune. Dans ce travail, nous développons de nouvelles techniques pour l'exploration incrémentale et à-la-volée de la diagnosticabilité d’un SED. Notre objectif est de combattre l’explosion combinatoire tout en conservant une efficacité algorithmique permettant d’analyser rapidement des modèles de systèmes complexes. Dans le contexte atemporel, la diagnosticabilité de modèles RdP-L (RdP Labellisé) est abordée par l'analyse d'une série de problèmes de K-diagnosticabilité (K mesure le nombre d’événements observables depuis l’occurrence d’une faute). L'analyse de la diagnosticabilité est effectuée sur la base de deux modèles nommés respectivement FM-graph et FM-set tree qui sont construits à la volée. Dans le contexte temporel (modèles basés sur les RdP labellisés temporels ou RdP-LT), l’originalité du travail réside dans la proposition d’une technique de fractionnement des intervalles temporels permettant d’obtenir des modèles intermédiaires sur lesquels on peut réappliquer les techniques développées dans le cadre atemporel.  Sur cette base, des conditions nécessaires et suffisantes pour la diagnosticabilité de RdP-LT sont proposées.
Les résultats des simulations effectuées sur certains benchmarks montrent l'efficacité de ces techniques en termes de temps et de mémoire par rapport aux approches traditionnelles basées sur l'énumération des états.