Axe 1 : Systèmes de commande et interactions

  • Posted on: 17 September 2012
  • By: admin
  • Updated on: 30 September 2016
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Les groupes de travail regroupés dans cet axe sont dédiés au développement de méthodes et outils d’une part (commande robuste (MOSAR), commande prédictive (CPNL), synchronisation (Sync)), et à la manipulation de modèles d’autre part (systèmes à retards (SAR), systèmes hybrides (SDH), systèmes décrits par des équations différentielles partielles (EDP)), dans le contexte des systèmes dynamiques contrôlés. Ils ne sont cependant pas coupés des problématiques technologiques, puisque les problèmes traités dans ces groupes s’inscrivent dans le contexte des systèmes commandés et de la maîtrise de la complexité associée, en particulier en présence d’hétérogénéités et de grande dimension. Un certain nombre des chercheurs participant à ces GT sont d’ailleurs aussi impliqués dans des GT de l’axe 4 sur les domaines d’application et objets d’études.

Même si tous ces groupes sont constitués autour de questions fondamentales spécifiques, les frontières entre les groupes sont nécessairement floues car ils partagent souvent de mêmes outils mathématiques tels que les inégalités matricielles, l’optimisation convexe, la géométrie différentielle... Certaines problématiques sont aussi partagées par tous. On peut en particulier citer l’utilisation de réseaux dans les systèmes commandés, que ce soit dans un contexte de contrôle à
travers les réseaux ou du réseau lui-même. La disponibilité des informations, la reconfiguration des systèmes, les contraintes de fonctionnement sont autant de problèmes traités par les GT. Une première action avait été, il y a quelques années, de multiplier les interactions entre GT. Pour aller plus loin, un premier objectif pour le prochain contrat est celui de la création d’une journée de l’axe « systèmes de commande ». Le but est de réunir les chercheurs relevant des thèmes de l’axe pour échanger autour d’outils et de méthodes communs, ou à la frontière entre deux GT. Cette journée doit aussi renforcer le rôle d’animation de l’axe via une action directe, et pas uniquement via le travail effectué par les groupes de travail. Bien sûr ces journées ne se substitueront pas aux journées des GT, mais permettront de les compléter, par exemple pour témoigner des activités non couvertes par les GT ou pour proposer de nouvelles actions d’animation.

La discipline ayant grandi et pris sa place, un objectif d’avenir est désormais de multiplier les liens avec les autres grandes disciplines, les mathématiques, la chimie, l’économie et la biologie, avec les autres communautés et GdR des STIC, et avec les grands secteurs technologiques et sociétaux, notamment le contrôle de la santé, l’énergie, l’environnement, l’industrie et l’économie... Les réflexions à venir doivent permettre de faire émerger de nouveaux liens et de nouvelles actions dans ce sens. Parmi les pistes qui seront envisagées, il s’agira de voir si le GdR pourrait avoir un rôle d’animation vers des disciplines connexes relevant d’autres instituts. L’animation des activités à l’interface entre les mathématiques et les systèmes d’information devrait en particulier être renforcée, en parallèle des réflexions engagées actuellement entre les instituts INSMI et INS2I. Elle pourrait par exemple prendre la forme d’un groupe de travail sur la géométrie pour l’optimisation et la commande de systèmes, ou alors l’organisation de journées du GT EDP orientées d’avantage sur des thèmes de recherche issus des mathématiques. Ces réflexions pourront déboucher sur l’évolution et/ou la création de nouveaux groupes de travail (inter-GdR) dans les thèmes relevant de l’axe.

Enfin, les groupes de travail de l’axe ont un impact et une visibilité tout à fait notable, et le travail qui est effectué au sein des groupes est excellent. Certains groupes sont particulièrement visibles au niveau international, et c’est la généralisation de cette ouverture qui est le second objectif à poursuivre. Cela se fera en continuant à favoriser des actions au niveau international, par l’invitation de conférenciers étrangers, par l’organisation de workshops internationaux autour des journées de travail des GT, par des éditions de numéros spéciaux dans des revues internationales...