Axe 5 : Systèmes durables

  • Posted on: 12 April 2018
  • By: admin
  • Updated on: 12 April 2018
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Un système durable est défini très largement comme un système sociotechnique qui contribue au développement durable. Il s’agit donc d’un système qui permet de répondre aux besoins de la société actuelle sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins

En ce sens, un système durable s’intéresse de façon conjointe à la réponse aux besoins, et à la viabilité économique, à la réduction des impacts environnementaux. Il peut s’agir de systèmes automatisés, de systèmes produits-services, de systèmes de production...

Pour cela, il s’agit donc de comprendre et modéliser les interactions existantes entre le système étudié et son environnement, que cet environnement soit naturel (interactions biosphère /technosphère) ou social (interaction homme / technologie). Ces modèles doivent alors permettre de concevoir, produire, contrôler les systèmes en adoptant des conceptions de durabilité faible ou forte.

Dans le premier cas, il s’agit de définir des modèles et méthodes permettant de concevoir, produire, contrôler des systèmes en considérant que les biens sont aisément substituables, a fortiori infiniment substituables, quand par exemple la baisse de la qualité de l’environnement est supposée être compensable par une augmentation de biens matériels, la conception est estimée « faible » (sans qu’il faille a priori y voir un jugement de valeur et l’envisager comme une conception « insuffisante »)

Dans le second cas, il s’agit de définir des modèles et méthodes permettant de concevoir, produire, contrôler des systèmes en considérant que les possibilités de substitution entre biens sont limitées, a fortiori impossibles, en particulier quand la nature se voit conférée une valeur irremplaçable, alors la conception est estimée « forte » (sachant qu’il est possible de jouer surl es gradations de « très faible » à « très forte »). Le raisonnement est le même avec les diverses composantes du capital productif (capital physique, capital humain, capital naturel) qui seront considérées comme plus ou moins substituables entre elles, et selon cette caractérisation, la conception résultante du développement durable sera plus ou moins faible (ou plus ou moins forte).

Pour amener la communauté du GdR à échanger à la fois sur les postures scientifiques à adopter et les connaissances à développer en fonction de ces postures, plusieurs ctions peuvent être envisagées, qui ont vocation à créer un échange intégrant l’ensemble des connaissances mobilisées dans le cycle de vie d’un système. On s’attachera à mieux comprendre à la fois la dimension technique et humaine de ces systèmes en allant jusqu’à chercher à connaître l’impact de la définition, du comportement et du contrôle de ces systèmes sur la satisfaction au travail, les contraintes ergonomiques, la transformation des emplois...